DES
CHAMPIGNONS ! IL Y EN AVAIT PARTOUT !
Par Jean Edelmayer
Le 30 mai 2006, prévenu par un ancien collègue de travail, d’une poussée fongique exceptionnelle située sur la commune de Longevelle sur le Doubs (25), je me rendais donc au lieu-dit, finalement en pleine prairie. Quelle ne fut pas ma surprise de voir un spectacle pour le moins singulier ! Sur une bande de terrain nu, en plein soleil, de 150 mètres de long et 4 de large environ, une ancienne sapinière broyée depuis 3 ou 4 ans, je pouvais apercevoir de magnifiques champignons blancs, le stipe court et pointillé de noir.
Ces derniers étaient répartis en " rond de sorcière " du plus bel effet. A première vue macroscopique, j’identifiais cette variété comme étant Melanoleuca verrucipes à pied court (voir photo).
Après confirmation de messieurs Christian Dubourgeois et Daniel Sugny du bien-fondé de ma détermination, accompagné de ma femme, je vous livre le petit tableau amusant d’une telle quantité !
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Numéro des ronds observés et quantité d’exemplaires |
Numéro des ronds observés et quantité d’exemplaires |
Numéro des ronds observés et quantité d’exemplaires |
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1 = 50 |
6 = 42 |
11 = 22 |
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2 = 30 |
7 = 40 |
12 = 76 |
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3 = 40 |
8 = 60 |
13 = 18 |
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4 = 37 |
9 = 38 |
14 = 22 |
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5 = 140 |
10 = 37 |
15 = 40 |
Total : 642 champignons
En cours d’année, je n’étais pas au bout de mes surprises, surtout pour les quantités !!
Au sujet de la très rare Cystolepiota adulterina, décrite par Laurent Galliot dans notre bulletin n°12 édité en 2006, pages 27 à 29 :
- me rendant une semaine après cette visite, à Saint-Maurice Colombier (25), le sous-bois était tout blanc de ces dernières et, me voilà de nouveau à comptabiliser ce petit monde ? Total, 352 petites lépiotes. Un tapis blanc étrangement, comme au début du printemps, quand les fameuses perce-neige fleurissent et rendent les sous-bois tout blancs.
J’étais vraiment circonspect, gâté et, en plus, inquiet. Inquiet de quoi me direz-vous ? Inquiet du vieil adage " Jamais deux sans trois ".
- eh bien oui ! mes Amis, le vieil adage allait se vérifier.
Je voyais depuis le terre-plein de la déchetterie de Colombier-Fontaine, toujours dans le Doubs, dans un champs de 4 hectares cultivé de colza durant le printemps et l’été, donc fauché à la passée des champignons, mais non encore labouré, des centaines de champignons dont les carpophores coniques brillaient au soleil levant, spectacle magnifique ! Je ne fis qu’un bond de l’autre côté de la route et, surprise, c’était une poussée impressionnante de Volvaria gloiocephala. Un ami, mitoyen de ce champ, me signala que ces champignons étaient encore bien plus nombreux à l’abri du feuillu, vers chez-lui !
Je vous le dis franchement, j’ai renoncé ce jour-là à les compter ? Combien étaient-ils ? 200 -400-500-1000 et plus ? Je ne le saurai jamais. Lisez la suite, cela en vaut la peine !
Deux jours après, me rendant en ramasser pour notre exposition de L’Isle sur le Doubs du 15 octobre, hélas ! Trois fois hélas ! L’agriculteur avait labouré tout le champ et semé des céréales pour 2007.
Alea jacta est (Le sort en est jeté) Jules César dixit.
Moralité : j’ai toujours lu sur mes revues Jardinage, Plantation, Semis et autres, et entendu oralement par mes compagnons de culture :
"Quand la Nature se met à produire, elle est très très généreuse"
Tout ceci explique cela !!