Lyophyllum amariusculum Clémençon
4 exemplaires récoltés le 22 septembre 2000 au belvédère de Mandeure [25], MEN 3522 B, alt. 550 m, sur terre nue, à proximité de Quercus robur. Le terrain est calcaire de type Kiméridgien inférieur faciès séquanien. Le sous-sol est composé de marnes grises à intercalation de plaquettes gréseuses roussâtres, de lumachelles à Astartes et Oolithe brun-rose (repère J7b).
(analyse sur spécimens frais dans rouge congo, eau et carmin acétique)
Cette espèce appartient au groupe des lyophyllum noircissants et se caractérise par sa silhouette collybioïde, son odeur très nette de farine rance et ses spores subglobuleuses. Lyophyllum paleochroum se distingue de L. amriusculum par des teintes argilacé/ocracé et une saveur nettement farineuse (non amère). La forme des spores permet de le séparer de Lyophyllum semitale qui possède des spores plus largement ellipsoïdales (Q > 1,5).
La taille des exemplaires récoltés est inférieure à celle évoquée dans la littérature, tout comme les dimensions sporales (in lit. Jusqu’à 6,5 µm de large). Néanmoins la forme des spores, et la concomitance de caractères tels que la saveur amarescente et l’odeur de farine rance, permettent de valider l’épithète amariusculum.
Il convient de préciser en outre, que les conditions climatiques (températures supérieure à 20 °, absence de pluie les jours précédant la récolte) n’ont certainement pas permis une pleine croissance des basidiomes. Cette hypothèse peut être corroborée par la présence à 1 mètre cinquante de là d’exemplaires graciles d’Hygrophorus russula ( haut de 25 à 50 mm et avec un chapeau inférieur à 60 mm de diamètre), bien que cette espèce soit luxuriante en règle générale. Cette remarque vaut également pour d’autres champignons : les Tremiscus helvelloïdes qui accompagnaient L. amarisuculum n’excédaient pas 25 mm de haut. Seuls de majestueux basidiomes de Cortinarius subelegantior, un peu plus loin, échappaient à ce nanisme contagieux.
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